Non classé  par Admin   Le 28/09/2010 -  18H24  

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La Netscouade feat. Mediapart: Fillon-Dati, on refait le buzz

Prenons deux informations, d’un intérêt inégal. Elles concernent toutes deux une «petite phrase» prononcée à la télévision dimanche à la mi-journée.

Dans une interview accordée à France 2, le Premier ministre, François Fillon, explique que «Nicolas Sarkozy n’est pas [son] mentor».

A peu près au même moment, Rachida Dati, députée européenne, ancienne ministre de la justice, ex-amie du président de la République, qui parle très doctement sur Canal+ des fonds d’investissement qui «demandent des rentabilités à 20 à 25% avec une fellation quasi nulle.» L’accident bête, le lapsus linguae, l’inflation et le message politique sont passés à la trappe.

Le lendemain, lundi 27 septembre, 9 heures, les deux sujets sont sur la page d’accueil de Google Actualité, arbitre supposée des popularités, le premier en premier titre de «la une», l’autre en tête de la rubrique divertissement.
Question: quels ont été les mécanismes du buzz, de la presse en ligne à Twitter?

C’est le sujet que nous (une équipe de la Netscouade qui m’a accueilli pour la journée: Martin Pasquier et Raphaël Velt, tous deux membre de l’observatoire de la Netscouade; Benoît Thieulin et Matthieu Lerondeau, confondateurs de l’agence) avons choisi de traiter pour une «bataille de données» organisée par Owni pendant toute la journée de mardi (compte rendu en direct sur HackThePress.net). Nous utilisons pour cela des requêtes sur  un corpus d’articles de 20 sites d’information et 10.000 comptes Twitter, en essayant de trouver une dynamique de propagation de l’information.

Le mentor qui tue

La chronologie des deux sujets est assez différente. Dans le cas de François Fillon, l’information a été révélée vendredi soir, peu avant minuit, par le site du Figaro. Bruno Jeudy publie un court article révélant quelques phrases de l’interview: «Avec Nicolas Sarkozy, on a fait une alliance. J’ai choisi de l’aider à être président de la République et je m’en félicite tous les jours. Mais Nicolas Sarkozy n’est pas mon mentor».

La petite phrase, pour étonnante qu’elle soit entre deux alliés politiques, n’a rien pour déstabiliser les permanenciers du week-end. Elle s’inscrit dans une longue liste de «couacs» entre les deux têtes de l’exécutif, depuis la première fois que Nicolas Sarkozy avait présenté le Premier ministre comme son «collaborateur» en début de quinquennat. Peu de questions se posent: la polémique est d’importance parce qu’elle induit une éventuelle rivalité entre les deux hommes à un moment où le président dévisse dans les sondages alors que son premier ministre se maintient. Il préfigure une figure habituelle de la politique française: à l’élection présidentielle, un premier ministre vient défier le président sortant et perd à la fin.

Jusqu’au samedi soir, les reprises citent Le Figaro sans avoir obtenu de confirmation, jusqu’à ce que l’AFP publie une dépêche après que «la chaîne a montré samedi quelques extraits» de l’interview à l’agencier.

Quand France 2 diffuse la totalité de l’entretien dimanche, l’essentiel est déjà connu, il ne reste plus qu’à intégrer la vidéo dans les articles déjà publiés.

Ce sera, la plupart du temps, le reportage que lui consacrera BFM-TV, l’autre captation, celle du Post, étant restée en mode «privé» (accessible seulement sur le site qui l’incorpore sur une page) sur DailyMotion.

(Ce graphique est provisoire: les ensembles de points couvrent samedi, dimanche et lundi. Les blancs correspondent aux période de moindre activité la nuit)

Ici les articles de presse précèdent la plupart de tweets et se répartissent presque uniformément sur les journées de samedi, dimanche et lundi, relancés par l’interview de la ministre de l’économie, Christine Lagarde, le soir même sur Europe 1, estimant que le véritable mentor de François Fillon est Philippe Séguin, et relayés par des articles d’analyse sur un éventuel remaniement ministériel plusieurs fois annoncé pour octobre. Les deux vidéos identifiées, qui noient la déclaration dans un reportage plus complet, ne sont pas twittées.

Des datas pour Dati

Avec Rachida Dati, on entre dans un autre cas de figure: A 13h11, @leblogdedary twitte: «#dimanche+ Rachida Dati invitée par Anne-Sophie Lapix. J’ai cru entendre fellation pour inflation de la bouche de Rachida Dati». Dix-huit minutes plus tard, presque une vie sur Twitter, Le Post poste la vidéo sur DailyMotion, en mode «public» cette fois.

Et publie l’article correspondant à 13h48.

Le propos politique est vide et ne prête pas à interprétation (et même parasite entièrement le message que voulait livrer l’eurodéputée) et les seules analyses disponibles consistent à déplorer l’abaissement du niveau de la parole politique, bla-bla-bla. En revanche, le potentiel de «LOL» est énorme et donne à l’événement une empreinte originale.

(Idem: le premier groupe couvre dimanche après-midi, le second lundi)

Les tweets s’accumulent immédiatement, fortement liées entre eux (retweets). L’«information» provoque la publication d’un petit nombre d’articles, de moins en moins cités sur les réseaux sociaux à mesure qu’on avance dans la journée. La vidéo, très courte est  en revanche très largement citée et atteint, après deux jours d’existence, plus de 2 millions de vues sur DailyMotion.

Jusqu’à ce qu’arrive une seconde vidéo publiée sur DailyMotion, celle de l’éditorialiste de L’Express, Christophe Barbier, qui fera 1.000 fois mois bien, ce qui n’est pas si mal puisque celle  qui est intégrée sur lexpress.fr est hébergée sur Brightcove et que le trafic sur DailyMotion semble plutôt venir d’un article de Slate.fr.

On en est à ce point de l’analyse à 16 heures, à deux heures trente du rendu de la copie. Le temps restant va servir à rendre cette information lisible… Commentaires et suggestions bienvenus.

Billet publié initialement sur le blog de Vincent Truffy

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Non classé  par Admin   Le 28/09/2010 -  18H11  

Rue89: racontez votre expérience des profondeurs et aidez l’équipe

Rue89 participe ce mardi à un concours d’applications dans le cadre de la journée Hack The Press, organisé par notre partenaire OWNI.

L’objectif ? Réaliser en une journée et sur des thèmes qui font l’actualité une application exploitant les nouvelles possibilités techniques offertes aujourd’hui aux médias web, en terme de « crowdsourcing [utilisation de données envoyées par les internautes, ndlr], géolocalisation, visualisation, personnalisation de l’information… »

Le développeur de Rue89 Colin Vérot, le webdesigner Philippe Gervaise et moi-même avons choisi de partir de l’histoire des mineurs chiliens, coincés à 700 mètres sous terre depuis le 5 août et l’effondrement de leur puits.

Une infographie participative avec les expériences d’internautes

Racontez  !

Parce que leur expérience d’isolement prolongé dans les entrailles de la planète frappe l’imagination, nous avons eu envie de collecter les expériences vécues par les internautes pour alimenter une infographie interactive.

Que vous soyez plongeur amateur, conducteur de tunnelier, spécialiste des catacombes parisiennes ou recordman d’apnée, ajoutez votre point sur notre carte des profondeurs en racontant ce que vous avez ressenti pendant votre voyage au centre de la Terre…

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Non classé  par Admin   Le 28/09/2010 -  15H23  

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Battle : le point sur l’avancée des troupes

Pour expliquer leur choix, Street Press a rappelé que leur média, ciblé sur les 25-35 ans, privilégie le temps long d’habitude, ainsi que le reportage sur le terrain. Ils ont donc développé une application iPhone sur la reprise de la construction des colonies israéliennes. Elle reprend un reportage photo, complété par les explications d’un expert, sous la forme d’une BD agrégeant des diaporamas photo avec des sonores et des séquences vidéo.

Le collectif “mousse de respect” se dit, en riant, “moins ambitieux”. Il construit une timeline interactive des grandes dates de la carrière d’Hugo Chavez agrégeant des contenus divers sur le web : photos, vidéos, textes, y compris en espagnol, que David Castello-Lopes traduit.

Fidèle à la patte de leur média, la team Rue89 a développé une app participative, un formulaire pour que les internautes partagent leur expérience des profondeurs sur une infographie interactive, que ces récits soient sérieux et pas.

La Netscouade feat. Mediapart a travaillé sur deux sujets en fait, le lapsus de Dati et les déclarations de Fillon sur son rapport avec Nicolas Sarkozy. Ils ont extrait de dix mile comptes Twitter significatifs pour voir l’utilisation et la réutilisation des URL relatifs aux sujets. Vincent Truffy s’est carrément fendu d’un article rédigé dans l’après-midi pour détailler leur projet. Ces trotsko-fascistes sont étonnants.

Pourquoi a-t-on plus de jeunes filles enceintes dans certains pays d’Europe ? Telle est la question à laquelle OWNI essaye de répondre à travers le prisme de la pilule et de la contraception, en prenant le cas de cinq pays.

Enfin, Umaps a souhaité angler sur son cœur de métier, la médiation, à travers l’histoire des mineurs chiliens. Ils ont pris soixantaine articles qui relatent les faits, dégagés sept sous-thèmes et leur application fera appel à leur communauté Knowtex pour recomposer le puzzle et développer des parcours d’apprentissage.

Image CC Flickr Okinawa Soba

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Non classé  par Admin   Le 28/09/2010 -  15H15  

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La bonne cuisine des applis

Dis, comment on fait une appli ? Alors tu prends une louche de journalisme, un verre de design, tu enrobes d’une bonne couche de développement et zou ! Bon, vous vous en doutez dans la réalité c’est un peu plus long et compliqué que cela, comme l’ont expliqué les développeurs et designers qui ont présenté dans le détail une app qu’ils ont conçue lors de la première conférence, ce matin.

Modérateur de cette session, Eric Scherer a souligné la difficulté de faire converger les corps de métiers, une étape obligée dans un futur très proche du journalisme. En attendant l’étape suivante, la coopération des rédactions ensemble. Ces compétences sont rapprochés par le média convergent par excellence, Internet. Le fond et la forme les rapprochent, la forme prenant une part de plus en plus importante a expliqué le directeur de la stratégie et des relations extérieures de l’AFP. Dans un contexte de prolifération des contenus et de rareté du temps disponible, l’enjeu est d’attirer l’attention des lecteurs. Et la forme vient renforcer la pertinence du journalisme traditionnel.

Vers le journalisme augmenté

Faire des applications, c’est pratiquer ce qu’Éric Scherer appelle le journaliste augmenté, celui de demain, fait d’innovation, avec une forte valeur ajoutée pour sortir du lot et attirer cette précieuse attention, valoriser aussi le journalisme visuel, le journalisme de lien, celui de “tri sélectif” -traduction de “curation”, non définitive-, une des nouvelles missions du journalisme.

C’est par un passage obligé vers le journalisme de données, en plein développement aux Etats-Unis et en Grande Bretagne, qu’ Éric Scherer a conclu cette introduction. Une forme de journalisme nécessairement lié à la visualisation pour rendre lisibles les informations. Et pour ceux qui restreignent le datajournalisme aux chiffres et aux statistiques, Eric Scherer a élargi la définition à la mise en relation des informations.

Et ensuite, place à des study cases !

Jean-Marc Delaunay, fraîchement diplômé de l’IPJ et community manager chez Reporters d’espoir, a réalisé l’application les cumulards du CAC 40 à l’occasion de son stage de fin d’étude à Alternatives économiques. Cette app montre les liens de sang entre les entreprises du CAC40, chaque lien indiquant qu’une personne est membre des conseils dirigeants des deux sociétés. Les risques de conflit d’intérêt sont ainsi mis en valeur. On peut aussi voir le nombre de mandats par personne, avec un record de six pour le seul Michel Pébereau. Des articles sont venus ajouter une couche de contexte.

“La réalisation a été artisanale, a souligné Jean-Marc, j’ai appris le Flash au lycée avec des amis.”Il a mis deux semaines, tout seul. “Apprendre la partie programmation, cela peut aller vite”, estime-t-il.

Alors qu’Alternatives économiques développe peu son site, l’app a connu le succès, c’est d’ailleurs ainsi qu’OWNI a découvert Jean-Marc !  Au sein de la rédaction, elle a été bien reçue par les moins de 35 ans, tandis que les autres ne voyaient pas l’intérêt de ce type de journalisme. “Je continue de travailler pour les motiver, a conclu Jean-Marc, les jeunes sont un levier d’évolution.” Peut-être que les changements en cours à la tête de la rédaction permettront de favoriser cette émergence.

Faut-il savoir coder ?

Question incontournable abordée alors : faut-il que les journalistes sachent coder ? “On peut imaginer plein de chose sans avoir les compétences techniques”, juge Julien Goetz. “Il faut avoir assez de connaissances pour en discuter, développeur, c’est un métier à part entière” a indiqué David Castello-Lopes, provoquant des rires. Jean-Marc Delaunay a abondé dans son sens, rajoutant :” Je crois à l’apparition de logiciels permettant à des codeurs de faire des applications sans coder, certains travaillent déjà là-dessus.” Cécile Dehesdin, qui a effectué un double cursus en journalisme Sciences-Po – Columbia, a expliqué les objectifs de ses professeurs de Flash américains : “On vous forme à savoir parler aux développeurs sans qu’ils aient envie de vous taper, à demander des choses possibles, à avoir une idée du coût, et à penser différemment.” Bref un profil de chef de projet web. Éric Scherer a souligné le gros manque en matière d’écoles de journalisme infographique en France, contrairement aux États-Unis, en Espagne.

Cécile Dehesdin et Grégoire Fleurot, journalistes chez Slate.fr, sont les auteurs du Facebook de l’affaire Woerth-Bettencourt. Un travail inspiré par le travail de leur grand frère américain Slate.com, le mur Facebook des cent premiers jours d’Obama. Ils ont opté pour un mur d’actualité, plus exhaustif, et pour Woerth car il est au milieu des deux affaires. Un informaticien de Slate les a aidés à coder cette interface en html. Toute la partie journalistique a constitué à retranscrire les éléments réels en éléments Facebook, sélectionner les événements, les protagonistes (personnalités, médias, etc.). Elle permet de suivre sur le long ce sujet complexe.

Question -centrale- d’Éric Scherer : comment s’articule la satire et le journalisme “sérieux” ? “On ne précise pas si l’élément est vrai ou pas, a répondu Cécile, mais sur le fond, c’est exact. Il y a beaucoup de citation directes, les gens disent des choses énormes !” Et Johan Hufnagel, le rédacteur en chef, relit tout.

La rédaction a bien accueilli l’app, donnant parfois des conseils. Et côté public, c’est un succès, partagé 10.000 fois sur Facebook, il a permis d’accroître la notoriété de leur média : “Ah Slate, le Facebook de l’affaire Woerth-Bettencourt !”

Autre question, alors que l’usurpation d’identité sur Internet est maintenant une infraction, n’ont-ils pas craint d’enfreindre la loi ? On se rassure, le fait que c’est un fake est souligné très clairement. De même, le quasi copié/collé de Facebook n’est pas un problème : Slate.com n’a pas été ennuyé et c’est au fond de la publicité pour le réseau social.

Pierre Bance et M. David Castello-Lopes, respectivement développeur et journaliste, sont les deux indépendants du lot, auteurs d’une carte interactive du chômage en France sur Lemonde.fr depuis 1982. David a découvert à Berkeley le journalisme de données, et souhaitait en faire à son tour. Il a choisi le chômage, un sujet pas assez visualisé encore et qui avait l’avantage de présenter des chiffres accessibles. Si le journaliste maîtrise Flash, il n’en connait pas assez les subtilités pour coder de façon professionnelle. C’est donc très logiquement qu’il a pensé à son ami d’enfance Pierre Bance.

La maquette est proche de celle de l’immigration explorer du New York Times, un “choc” pour David. Elle offre une timeline et des infobulles avec des informations par département : taux de chômage et rang. De plus, on trouve des courbes parallèles entre taux national et taux par département. Et pour rajouter du contexte, des explications ont été rajoutées, à savoir les interviews de vingt-deux experts régionaux de l’Insee. Le développement a été l’affaire de six jours environ.

Potentiellement, le fichier excel est exploitable pour n’importe quel pays, voire le monde, et le template est personnalisable. La réticence à l’utilisation vient du manque de temps.

La mise à jour est facile à faire et rapide. En revanche, aussi intéressante soit-elle, cette appli n’a guère enrichi ses auteurs : à la question “est-ce rentable ?”, David répond sans hésiter “Non. Nous avons été payé au forfait bas, moins de 3.000 euros en tout.”

Julien Goetz, journaliste du pôle data d’OWNI, a présenté une batterie d’app’ développées aussi bien par 22mars que par OWNI. D’emblée, il a précisé que les app n’étaient pas réalisées en Flash pour des questions de compatibilité avec les terminaux Apple, en particulier l’iPad. Ainsi le labyrinthe de Kaboul, fait pour RFI est en html5. Le but, faire vivre sur la durée des contenus journalistiques, à savoir des reportages, agrégés dans cette app’. Elle a donc été réalisée en lien étroit avec le reporter. Un dessinateur a aussi été sollicité. Trois modes de visualisation sont disponibles : le dessin, la carte Google maps (réaliste) et la vidéo. De Katrina à la marée noire, carnet de route en Louisiane reprend le même principe. Ces deux projets clients ont été vendus quatre jours-homme, à raison de 650 euros l’un.

Warlogs est une application faite suite aux fuites de WikiLeaks, en 36 heures, mobilisant jusqu’à dix personnes en simultanée. La problématique : rendre lisible et accessible la masse de données divulguée, plus de 90.000 documents. Chaque log peut être commenté. Le but est de recourir au crowdsourcing pour faire remonter les informations. La V2 permet en plus de qualifier un document : intéressant/pas intéressant.

Pour finir sur du léger, une appli pour parier sur le jour de lancement des premiers mails de la Hadopi, un gros succès. Même LOL, elle était accompagné d’un texte, comme chaque projet.

Utile, attrayant et surtout nécessaire, qui douterait encore de l’intérêt de ce travail en commun dont cette conférence n’a donné qu’un aperçu des infinies possibilités ?

Image CC Flickr chotda

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Non classé  par Admin   Le 28/09/2010 -  10H39  

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À mi-chemin, la battle fait rage, carnage

Umaps a choisi de travailler sur les mineurs chiliens. Nicolas Loubet coordonnera l’équipe. Cofondateur de l’agence Umaps (société de services multimédia et socialmedia pour les acteurs de la recherche et de l’innovation), il est responsable des projets médias et anime le réseau social Knowtex dédié à la culture scientifique et technique. À ses côtés, Gayané Adourian, journaliste scientifique (sciences de la Terre, climat, astronomie), nouvellement “convertie” au web social, elle anime Knowtex et s’occupe du développement du magazine Prisme de tête dédié aux controverses science-industrie-société ; Mikaly Rodriguez Ruiz sera sur la partie design et développement. Directeur technique de Umaps, ingénieur de formation touche-à-tout, il est en charge du développement de Knowtex ; Lorena Biret, community manager, étudiante du Cifacom, elle s’occupe de l’animation de la communauté “élargie” de Knowtex (blogosphère).

Le collectif “Mousse de respect” (non, ce n’est pas le dernier pure player de derrière les fagots) travaille sur les élections au Vénézuela. Il est composé de deux freelances, le journaliste portugais David Castello-Lopes et le développeur chauve Pierre Bance , développeur chauve rejoints par la graphiste Marion Boucharlat, “prêtée” par la team OWNI. Il a été créé vers neuf heures du matin aujourd’hui à l’occasion de la première édition de Hack The press. En 2009, Pierre, dégoûté de son existence de SSII et David, fan du New York Times, créent une carte interactive du chômage en France depuis 1982 pour Lemonde.fr.

Pierre a depuis poursuivi ses expérimentations en dataviz avec une obession marquée pour le cool de la 3D et David s’est tourné momentanément vers le webdocumentaire. Ayant tous deux connus leurs premiers émois prépubères sur 3615 CUM, ils espèrent gagner le Minitel.

La team StreetPress est forte de cinq cerveaux, du coup on ne s’est pas trop inquiets qu’ils n’aient choisi leur sujet que ce mardi matin, en l’occurrence le conflit israélo-palestinien. Sam Jochimek est développeur d’applications Ruby et directeur technique de StreetPress, il chante en codant et code en dormant. Jérémie Dres est graphiste, dessinateur de BD, artiste (exposé en cet automne au CUBE et en octobre au Centre Pompidou de Metz), est le directeur artistique de StreetPress. Jacques Torrance est JRI pour le web since 2007 et rédacteur en chef adjoint à StreetPress. Benjamin Gans est journaliste et chroniqueur culturel aux activités douteuses (googlisez cet homme), Benjamin se plaît à causer datajournalisme tout en montant son nouveau jouet happy meal. Johan Weisz est journaliste since 2001 et directeur de la rédaction de StreetPress. Si vous souhaitez lui causer, branchez-le sur le « outdoor journalism », l’« accounting journalim » ou encore l’« open journalism ».

La team de Rue89 s’est penchée comme la team Umaps sur les mineurs chiliens. Colin Vérot, développeur chez Rue89, a notamment mené la refonte du site du conseil général de l’Hérault. Yann Guégan est webmaster et community manager à Rue89. Philippe Gervaise, webdesigner, travaille notamment pour LeFigaro.fr. On n’en saura pas plus sur cette équipe qui a opté pour le mystère.

OWNI a aussi mis les gros moyens avec cinq forces très vives qui ont bossé sur la pilule. Nicolas Kayser-Bril aka NKB est chef du pôle datajournalist, en clair, il fait en sorte que développeurs, designers et journalistes de la soucoupe travaillent ensemble dans la joie et la bonne humeur. Julien Goetz est journaliste parfois data, en fonction des besoins. Pierre Roméra a participé à la conception de OWNI v2, ce qui n’est pas peu dire,  avant de se concentrer sur le développement d’applications de datajournalism. Il se spécialise aujourd’hui dans la visualisation de donnée. Ah, au fait son petit nom, c’est Pirhoo. Loguy “batonboy” est le designer attitré de la soucoupe, il est épaulé par Marion Boucharlat illustratrice (entre autre, elle code aussi, les mutantes sont parmi nous).

La Netscouade et Mediapart ont uni leurs moyens pour traiter les rapports Fillon/Sarkozy. Côté Netscouade, Benoit Thieulin (@thieulin), le cofondateur de la Netscouade, est spécialiste en web social et communautaire et en technopolitique, Martin Pasquier est chercheur, membre de l’observatoire de la Netscouade. Matthieu Lerondeau (@aimeaile). Un peu plus que consultant à la Netscouade, il aime l’Europe, les Etats-Unis et Sonic Youth, enfin, Raphaël Velt (@raphv) est étudiant en master «création et édition numérique» à l’université Paris-VIII (département hypermédia), travaille pour et avec la Netscouade depuis l’été avant de reprendre les cours dans pas longtemps. Ils ont kidnappé Vincent Truffy (@latruffe), journaliste à Mediapart, spécialiste de rien, curieux de tout. Encore un mutant, puisqu’il possède des compétences informatiques, à savoir le Minitel (notamment le 36 11).

On tremble /-)

Image CC Flickr amirjina

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Non classé  par Admin   Le 27/09/2010 -  12H07  

Battle #HackThePress: design + technologie + journalisme

Elles sont six, six courageuses équipes à cette heure -il est encore temps de vous inscrire ((sabine@owni.fr)) – qui se sont lancées dans la battle d’applications organisées dans le cadre de HackThePress, organisé ce mardi à la Cantine par OWNI et Silicon Sentier, en partenariat avec Squid Solutions, af83média, la Netscouade et le Social Media Club France. Une journée de rencontre entre développeurs, designers et journalistes, pour échanger autour des nouvelles formes de journalisme nées de la collaboration entre ces trois corps de métier et surtout les pratiquer.

Et quoi de plus concret que de demander à des teams pluridisciplinaires de réaliser une application en 48 heures, avec finalisation in situ sous les yeux des participants le jour de l’event ? Ce lundi matin les engagés ont reçu leurs sujets. Pour cette première édition, nous n’avons pas voulu corser trop les affaires, optant pour un choix large : les trois sujets en tête de Google News dans chaque rubrique à neuf heures, pour ne pas avantager OWNI, ScrapBook l’appui : à la une, international, France, économie, sports, sciences/tech, divertissements, santé. Soit vingt-quatre pistes de travail, il ne s’agit pas non plus de coller à 100% aux titres en tête, ainsi “Fillon déclare son indépendance à l’égard de Nicolas Sarkozy” pourra servir de base de départ à une application sur les rapports entre Premier ministre et Président.

Donc pour cette première édition, voici ce que le grand Algo de Google a désigné :

À la une
Fillon déclare son indépendance à l’égard de Nicolas Sarkozy
Israël reprend la colonisation mais veut encore des négociations
Les otages français enlevés au Niger en vie

International
Élections législatives au Venezuela, Chavez grand favori
Chili : arrivée d’une première nacelle pour remonter les mineurs
Incident sino-japonais : Tokyo demande à Pékin des dommages

France
L’accord UMP/mairie de Paris/Chirac sur l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris
Procès de l’affaire Bissonnet
Une crémation refusée pour cause de surpoids

Eco
Bourse de Tokyo en forte hausse, vigueur continue du yen
Rapprochement EDF/Areva
Sanofi-Aventis cherche des fonds pour relever son offre sur Genzyme

Sciences/tech
Iran : des centrales nucléaires, ep le site de Bouchehr affectées par le virus informatique Stuxnet ?
Démantèlement d’un réseau de cybercriminalité par les gendarmes marseillais
Lancement de Earth observation par l’agence spatiale canadienne

Divertissements
Le lapsus de Dati : fellation au lieu d’inflation
Documentaire sur la captivité Ingrid Bettancourt et Clara Rojas
Elkabbach gaffe sur Montebourg alors que son micro est encore allumé

Sport
Handball : défaite de Montpellier contre Hambourg en Ligue des champions
Foot, L1 : victoire du PSG contre Lens à l’extérieur
Foot, L1 : Payet star de Saint-Etienne

Santé
Chikungunya dans le Var
La pilule gratuite et anonyme pour les mineurs ?
Elections chez les médecins libéraux

Six teams sur le front de l’information

Six équipes se sont donc présentées pour ce premier essai : Rue89, la Netscouade feat. Mediapart, Umaps, StreetPress, et un duo d’indépendants, David Castello-Lopes et Pierre Bance -qui participeront en plus à une des conférences !- et bien sûr OWNI. Toujours dans l’optique de ne pas rebuter les participants, nous les avons laissés libres sur la forme et la technique : php, Ruby, Flash, mash-ups Google, pPython, app mobile, géolocalisation, crowdsourcing, jeu, personnalisation, exploitation de base de données, etc.

Et quelle carotte les fait courir ? Le désir d’innover dans la présentation de l’information ? Le couscous du midi généreusement offert ? Nenni, un merveilleux Minitel. Le vote se fera à la fin de la journée, à main levée, alors restez jusqu’au bout !

Les temps forts de la journée

10 heures : début de la battle

11 heures – 12 heures : conférence sur les bonnes pratiques pour concevoir des applications liées à l’actualité et présentations de solutions.

Durant la pause déjeuner, les équipes feront un point sur l’avancée de leurs travaux.

- de 14h30 à 15h30 : conférence sur l’impact du datajournalisme : quelle est sa valeur ajoutée ? Quelles évolutions cela implique-t-il sur l’organisation des rédactions ? Avec la participation entre autres de Simon Rogers, du blog data du Guardian.

- à 18 heures 30 : présentation des applications préparés par les équipes. Désignation d’un vainqueur symbolique, qui gagnera un minitel. Les applications seront présentées en temps réel tout au long de la journée sur hackthepress.net. Vous pourrez y suivre l’événement en direct : live-blogging, live-streaming, articles, rendus des applications en temps réel…
- à 19 heures : cocktail

Et bien sûr toute la journée, des échanges informels.

Vous pouvez encore vous inscrire sur le site de la Cantine.

Image CC Flickr Joriel “Joz” Jimenez et nicolasnova

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Non classé  par Sabine Blanc   Le 20/09/2010 -  17H38  

#hackthepress à la Cantine le 28 septembre!

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Cela avait commencé par un tweet un peu rageur, cet été, perdu depuis dans les profondeurs de ma timeline :

Et en France ? RT @journalismnews Event: ScraperWiki/LJMU Open Labs Liverpool Hack Day – Hacks Meet Hackers!

Hacks meet hackers pour ceux qui ne connaissent pas, c’est la rencontre entre des corps de métier jusque-là cloisonnés dans les médias d’information : développeurs, designers et journalistes. Une minute après ce RT bougon, je lançais l’idée : et pourquoi pas en France ? Quelques g-doc plus loin, l’event était sur pied, aidé de quelques bonnes volontés :


OWNI et Silicon Sentier, en partenariat avec Squid Solutions, af83média, la Netscouade et le Social Media Club France vous invitent à une journée de rencontre dédiée aux nouveaux outils du journalisme, une première en France. L’occasion de pratiquer ces nouvelles formes de journalisme, dans le cadre d’une battle d’applications entre équipes de professionnels mêlant designers, développeurs et journalistes, et de réfléchir à ce sujet, dans le cadre de tables rondes et d’échanges informels toute la journée.

Il s’est écoulé moins de trois ans entre l’invention du cinéma et son utilisation à des fins journalistiques, en 1897. Alors que rien ne rapprochait la plume et la caméra, les deux métiers évoluent main dans la main depuis plus d’un siècle.

Trente ans après l’arrivée de l’informatique grand public, de nombreux journalistes ne voient toujours pas l’intérêt de travailler avec des programmeurs, quand bien même internet devient le premier vecteur d’audience !

Tout comme le cinéma et la télévision ont apporté de nouveaux moyens au journalisme sans en dilapider l’essence, la programmation et le design interactif l’enrichissent et lui ouvrent de nouveaux horizons, à commencer par le datajournalism et les applications à valeur ajoutée.

Crowdsourcing, géolocalisation, traitement des données, visualisation, multmédia, interactivité, personnalisation de l’information, actualisation en temps réel, fédération de flux… les journalistes ont désormais une palette de nouveaux outils qui modifient leur pratique quotidienne et l’expérience des utilisateurs.

C’est grâce à la collaboration au sein d’équipe pluridisciplinaires que ces nouvelles formes de journalisme peuvent se concrétiser, en particulier sous la forme d’interfaces enrichies.

OWNI et Silicon Sentier, en partenariat avec Squid Solutions, af83média, Netscouade et le Social Media Club France organisent une journée de rencontre et de collaboration (battle) entre équipes de journalistes, développeurs-programmeurs et designers :

le mardi 28 septembre de 10 heures à 19 heures
à La Cantine,
151, rue Montmartre, 75002 Paris
(métro Grands Boulevards ou Bourse)

Inscriptions en ligne sur le site de La Cantine

La journée sera organisée comme suit :

- de 10 heures à 18 heures : un concours de réalisation d’applications tout au long de la journée, mettant en compétition des teams de 3 à 5 personnes réunissant les trois compétences (journalistes, développeurs et graphistes) avec une restitution en fin de journée et la présentation des projets (les sujets seront tous liés à l’actualité, à la façon d’une rédaction innovante).

Avec la participation des équipes d’OWNI, la Netscouade, Umaps, Rue89, StreetPress, etc.

Proposez votre équipe > sabine[at]owni.fr

En parallèle, La Cantine sera aussi un lieu de rencontre et d’échange dédié aux nouvelles problématiques des médias.
Venez discuter toute la journée avec les acteurs de cette évolution avec en point d’orgue :

- de 11 heures à 12 heures : conférence sur les bonnes pratiques pour concevoir des applications liées à l’actualité et présentations de solutions, avec :

M. Julien Goetz, journaliste du pôle data d’OWNI.
M. Jean-Marc Delaunay, journaliste chez reporters d’espoir, auteur de l’application les cumulards du CAC 40
Melle Cécile Dehesdin et Grégoire Fleurot, journalistes chez Slate.fr, auteurs du Facebook de l’affaire Woerth-Bettencourt
M. Pierre Bance et M. David Castello-Lopes, respectivement développeur et journaliste, auteurs d’une carte interactive du chômage en France sur Lemonde.fr
Modération : Eric Scherer, directeur de la stratégie et des relations extérieures de l’AFP

Durant la pause déjeuner, les équipes feront un point sur l’avancée de leurs travaux.

- de 14h30 à 15h30 : conférence sur l’impact du datajournalisme : quelle est sa valeur ajoutée ? Quelles évolutions cela implique-t-il sur l’organisation des rédactions ? Avec la participation de :

M. Simon Rogers, du blog data du Guardian
M. Nicolas Kayser-Bril, responsable du pôle data chez OWNI
M. Christophe Deloire ou Olivier Porcherot du CFPJ
Modération : Régis Confavreux, ex secrétaire général de Télérama et ex directeur délégué de Courrier international

- à 18 heures 30 : présentation des applications préparés par les équipes. Désignation d’un vainqueur symbolique, qui gagnera un minitel. Les applications seront présentées en temps réel tout au long de la journée sur le site dédié, www.hackthepress.net

- à 19 heures : cocktail

Crédit grendelkhan

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